Cette rubrique rassemble des épreuves de gravures sur plaques de zinc, réalisées à l’eau forte et à la pointe sèche.



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brochette


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tarot

Jeu de cartes.





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Pourquoi graver ?

Ma pratique de la gravure s’inscrit dans la continuité de la pratique du dessin. L’intention est de fixer plus précisément, par une démarche artistique, ce qui dans un carnet de dessins ou dans les souvenirs semble volatile.

La réalisation de gravures me relie à l’histoire et au temps, à travers l’ensemble des techniques, les outils, les presses, les ateliers lieux remplis d’histoire, et la pérennité que l’on souhaite donner à une image.

Une gravure est souvent une invitation à regarder de près. J’aime l’idée que les estampes soient des petits espaces d’intimité, dédiés à la curiosité, remplis de trésors pour peu qu’on prenne le temps de se pencher dessus.

Démarche:

Dehors je choisis parfois de me promener, d’être regardant, d’observer avec une attention particulière, et de dessiner ce que je vois dans un petit carnet.

Ces dessins in situ, qui se veulent plus ou moins fidèles à la réalité, sont pourtant déjà des ré interprétations de ce que j’ai vu, de par le choix d’un sujet plutôt qu’un autre.

Sélectionner dans un paysage un élément plutôt qu’un autre, c’est déjà vouloir dire quelque chose de ce paysage.

De fait le pas est vite franchi entre une représentation ‘réaliste’ et une représentation transformée : le choix d’un élément parmi d’autres, l’échelle à laquelle on choisit de le représenter, de quelle façon la matière sera représentée…

La gravure serait donc une façon de prolonger ce que je vois à l’extérieur dans l’espace plus introverti d’un atelier, d’une chambre ou d’un coin de bureau.

Rentré dans cet espace de ‘travail’, les souvenirs de l’extérieur, les dessins in situ peuvent de nouveau se transformer, l’esprit re sélectionne, ré invente sans doute un peu.

Un voile d’imagination se pose sur les souvenirs, auquel viennent s’ajouter les atmosphères très particulières de l’aquatinte et la profondeur de l’encre noire.

Au final apparaît une estampe qui semble vouloir énoncer quelque chose de précis sans qu’il soit vraiment possible de dire ce que c’est.

C’est l’image d’un souvenir retranscrit en toute subjectivité, au gré des bains d’acide.