Maître d’ouvrage: privé
Surface: 870 m²
Etat de l’étude : avant-projet détaillé


projet réalisé avec
Romain Crozetière architecte


Description générale :


Ce jardin est prévu en place d’une ancienne cour d’école, aujourd’hui entièrement recouverte de bitume. Il accompagne la réhabilitation des locaux de l’école en centre de demi-pension pour adultes mentalement déficients.
Le jardin est imaginé comme une allégorie de deux mondes – celui de la ville et celui de la nature – s’entrelaçant l’un dans l’autre. Quatre jardins imaginés comme de petites prairies closes font l’interface entre ces deux mondes. La végétation abondante mise en place dans le cœur ‘naturel’ du jardin est appelée à recouvrir la composition géométrique rigoureuse de l’ensemble.
Chaque parcours pour accéder aux petits jardins débute par un potager surélevé construit en pierre massive, se prolonge ensuite le long d’un fil d’eau et d’une haie de bambous (bambous entre 2 et 3 m de haut). Ces haies forment des rideaux végétaux peu denses séparant visuellement chacun des petits jardins. Les entrées dans les petites prairies sont marquées par une pergola accueillant diverses plantes grimpantes (glycines, clématites, chèvrefeuille etc…).


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deux mondes entrelacés :
«la ville» et la «nature»

les «prairies closes» établissent
un lien entre les deux cours

de multiples parcours possibles
pour découvrir le jardin


Composition végétale :

Les plates-bandes du monde ‘naturel’ figurent un état sauvage et idéal de la nature : une nature dense qui vient recouvrir la structure ordonnée de l’architecture du jardin où de hautes hampes florales grimpent jusqu’à environ 1.40 m et d’épais arbustes se développent dans l’ombre des murs.
La composition générale des massifs de la cour s’appuie surtout autour d’espaces feuillus – verts sur lesquels se détachent des «langues» de graminées dorées. Ces dernières sont disposées pour s’offrir au regard en contre-jour depuis les espaces des pergolas, se découpant sur les fonds ombragés des arbustes. Elles sont amenées à déborder sur les petits cheminements entre les massifs.
Des fleurs claires (blanches, roses et quelques jaunes) viennent ponctuer les scènes plantées d’événements colorés et lumineux. Denses aux abords des pergolas, elles se disséminent au gré des saisons dans les massifs de graminées et de vivaces feuillues. Les massifs intègrent également des espèces odorantes qui peuvent aussi servir à la cuisine : un complément aux potagers surélevés mis en place à l’avant du jardin.
Un jeune tilleul sera planté dans la cour des plantes pour rétablir, à terme, l’équilibre avec le vieux chêne dans la cour minérale.


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